Celui dont le regard embrassa l’Orient jusqu’au Khan,
Reprit la route avec des épices dans la mémoire.
Un roi pieux franchit les portes de la cité Kendaith, sous un ciel de septembre.
Celui qui franchit le cap Vert, bercé par les vents atlantiques,
Fit voguer le nom de Venise jusqu’aux terres du Sénégal.
Dans la ville de Cadomum, les savoirs furent regroupés en un seul lieu de 10 lettres.
Celui qui rêva de l’Ouest sous un nom oublié,
Toucha l’Amérique en pensant atteindre Cipango.
Les lances tombèrent à Formigny, scellant le chant d’un siècle de guerre.
Celui qui suivit Magellan dans la ronde des océans,
Écrivit le monde avec des mots de sel et de fer.
La cité bretonne des hermines se rendit sans bruit à la couronne des lys.
Quatre dates, quatre époques, un même berceau temporel gravé dans la pierre.
Quatre nombres ont ouvert les âges,
Quatre pas vers les mers dormantes.
L’image révélée n’est qu’un passage,
Une trace oubliée sur une paroi parlante.
Ce que tu vois n’est plus ici.
Cherche le lieu où les souvenirs s’alignent.
Là où souvenirs, instants fugaces fixent l’oubli,
Se cache le dernier fil de la lagune.